Sermon du Vendredi

La culture de la clémence au sein de la famille et la Sadaqa

28. Mai 2026
Minbar

Mes chers frères !

Par la grâce d’Allah, nous sommes en pleine fête de l’Aïd al-Adha (la Fête du Sacrifice). Que nos actes d’adoration soient acceptées et que notre fête soit bénie.

Comme vous le savez, la famille est le premier lieu d’éducation. C’est au sein de la famille que l’on apprend l’amour, le respect et la miséricorde. Les fondements d’une société solide reposent sur des familles imprégnées de clémence et de compassion. C’est pourquoi notre religion a placé l’amour et la tendresse au cœur de la vie familiale ; elle prône l’harmonie entre les époux et recommande la compréhension et la clémence entre parents et enfants.

 

Le Coran nous ordonne : « Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. »[1] . Ce verset  souligne ainsi l’unité entre l’obéissance à Allah et les responsabilités familiales. Le Prophète (saw)  a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa famille. Et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »[2] Chaque bonne relation établie au sein de la famille est un investissement pour l’avenir de la société.

Chers croyants !

La miséricorde, c’est la douceur du cœur et l’éthique de comprendre la situation des autres. Notre Prophète (saw) a dit : « Celui qui ne fait pas preuve de miséricorde ne recevra pas de miséricorde. »[3] En famille, la miséricorde, c’est éviter les mots blessants, pardonner et alléger les charges de chacun. L’entente entre époux, l’éducation des enfants avec amour, et le respect des aînés sont parmi les plus belles expressions de cette miséricorde. Les personnes élevées dans un environnement familial empreint de compassion apportent ces mêmes valeurs à la société.

 

Chers musulmans !

Dans notre religion, la sadaqa (ou aumône) ne se limite pas à une aide matérielle. À ce sujet, le hadith suivant attire notre attention : « Sourire à ton frère est une aumône. Ordonner le bien et interdire le mal est une aumône. Indiquer le chemin à quelqu’un d’égaré est une aumône. Retirer des pierres, des épines ou des os du chemin est aussi une aumône pour toi. »[4]

 

Chaque acte de bonté accompli au sein de la famille est considéré comme une aumône. La patience d’une mère éduquant son enfant, les sacrifices d’un père pour sa famille, ou le soutien entre frères et sœurs sont, auprès d’Allah, des aumônes. Les familles agissant avec cette conscience trouvent la paix dans ce monde et obtiendront leur récompense dans l’au-delà inchaAllah.

 

Chers fidèles !

N’oublions pas qu’il n’y a pas de paix dans une famille où la compassion fait défaut. Si l’amour et la tendresse manquent, les cœurs s’éloignent. En revanche, un petit geste de bonté renforce les liens familiaux. L’aumône et la compassion ne sont pas réservées aux nécessiteux ; elles apaisent aussi nos propres cœurs. En tant que musulmans, nous devons faire de nos familles des foyers de miséricorde et de générosité.

 

Nous devons inculquer à nos enfants non seulement le savoir, mais aussi le sens du partage. En tant qu’époux, nous devons faire preuve de plus de patience et de compréhension. Nous ne devons pas oublier les nécessiteux et leur accorder l’aide que nous pouvons leur apporter.

 

Qu’Allah fasse de nous Ses serviteurs miséricordieux. Qu’Il accorde paix et sérénité à nos familles. Ô Allah ! Accorde à nos cœurs la miséricorde, à nos tables la bénédiction, et à nos familles la paix, la stabilité et la sérénité. Âmîne !

[1] Sourate An-Nisâ, 1:4

[2] Tirmidhî, Menâkib, 63

[3] Boukhârî, Adab 18; Mouslim, Fezâil, 65

[4] Tirmidhî, Birr, 36

 

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