Mes chers frères !
Louanges à Allah qui nous a de nouveau permis d’atteindre l’Aïd al-Adha (la Fête du Sacrifice). Le sacrifice n’est pas seulement un acte d’adoration : c’est aussi l’expression de la soumission à notre Créateur. La fidélité du prophète Ibrâhîm (as) et la soumission du prophète Ismâîl (as) resteront, jusqu’à la fin des temps, des modèles pour nous tous.
Dans notre croyance, le sens du sacrifice se situe dans notre conscience d’être les serviteurs d’Allah. En effet, le Coran dit : « Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété. »[1]
Chers croyants !
Malheureusement, notre monde entre aujourd’hui en fête sous l’ombre de nombreuses souffrances et conflits. Les guerres qui persistent dans différentes régions assombrissent la vie d’innocents ; enfants, femmes et personnes âgées subissent de grandes épreuves. Les villes détruites, les familles dispersées et les espoirs brisés ouvrent de profondes blessures dans la conscience collective de l’humanité. Tant de personnes qui devraient célébrer la joie de l’Aïd luttent aujourd’hui dans la peur et l’incertitude.
L’islam est une religion de paix, et il nous ordonne de répandre cette paix. Notre Prophète (saw) a dit : « Le musulman est celui dont les autres musulmans sont à l’abri de sa langue et de sa main. Le croyant est celui dont les gens se sentent en sécurité quant à leur vie et leurs biens. »[2] Ainsi, nous devons prier pour que la paix règne et faire tout notre possible pour y contribuer.
Chers musulmans !
L’Aïd al-Adha est la fête du partage. En partageant ce que nous possédons avec ceux dans le besoin, nous établissons des liens entre nous. Les sacrifices offerts pendant cette fête doivent non seulement garnir les repas, mais aussi unir les cœurs. N’oublions pas que c’est en donnant aux autres que nous atteignons la véritable richesse.
Il est de notre devoir, en tant que croyants, de ne pas oublier nos frères et sœurs dans les régions marquées par la faim et la misère, dans nos invocations comme dans notre aide. Allah le Très-Haut dit : « Ceux qui, de nuit et de jour, en secret et ouvertement, dépensent leurs biens (dans les bonnes œuvres), ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Ils n’ont rien à craindre et ils ne seront point affligés. »[3]
Chers fidèles !
En cette fête, purifions nos cœurs de toute rancœur. Souhaitons que la fraternité et la tolérance règnent d’abord en nous, puis autour de nous. Laissons de côté les rancœurs et réconcilions-nous avec nos frères et sœurs avec qui nous sommes en froid à commencer par notre famille et notre entourage. Car la paix commence par de petits pas : un salut, un sourire, un sacrifice, ou un simple acte de bonté, si modeste soit-il, peuvent grandir et se propager.
Profitons de cette occasion pour rendre visite à nos parents, à nos aînés, à nos frères et sœurs, à nos proches, à ceux qui ont des droits sur nous, aux amis de nos parents, aux personnes âgées et à ceux qui sont seuls. Demandons de leurs nouvelles, rendons-leur visite et recueillons leurs invocations. Réjouissons les enfants.
Qu’Allah fasse de nous les représentants de la paix, de la fraternité et de la miséricorde. Qu’Il nous éloigne de l’oppression et des oppresseurs. Qu’Il nous rende proches des opprimés. Qu’Il accorde la paix à tous nos frères et sœurs en Palestine, à Gaza, au Liban, au Turkestan oriental, en Iran, et dans toutes les régions du monde touchées par la souffrance. Qu’Il accorde à toute l’humanité la paix, la justice et la prospérité. Qu’Il accepte nos sacrifices et bénisse notre fête. Âmîne !



