Sermon du Vendredi

La constance dans l’adoration

13. Januar 2022
Takka Tasbih Holz

Chers musulmans !

Le terme arabe « ‘amal » désigne quelque chose accomplit dans un but précis. Dans un cadre religieux, ce terme désigne les œuvres qu’une personne accomplit conformément aux préceptes de sa religion. Toutes les œuvres que nous nous efforçons d’accomplir en tenant compte de ce qui est autorisé et interdit par Allah dans les différents domaines de notre vie entrent dans le cadre de l’adoration. Dans le Coran, notre Seigneur nous annonce dans le verset suivant : « Et Je n’ai créé les djinns et les humains que pour qu’ils M’adorent ».[1] Allah nous rappelle ainsi que le but de notre vie est d’œuvrer dans le bien.

Chers musulmans !

Les adorations pour Allah ont certes une place déterminante dans le développement personnel et l’éducation spirituelle. Toutes les bonnes actions que nous faisons pour obtenir la satisfaction d’Allah sont une adoration et apportent une contribution positive au développement de notre personnalité. La constance dans les adorations, qui régit les relations de l’homme avec son créateur, renforce la relation de l’homme avec la société et le reste de la création. Il s’agit là d’un processus qui accompagne l’être humain tout au long de sa vie. C’est pour cette raison que notre Seigneur nous exhorte dans le verset suivant à l’adorer avec constance toute notre vie en ordonnant : « Et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la mort »[2]

Chers musulmans !

Un jour quelqu’un demanda au Prophète (sas) : « Ô messager d’Allah ! Quelle est la meilleure des œuvres auprès d’Allah ? ». Le Prophète (sas) répondit alors : « La meilleure œuvre auprès d’Allah est celle accomplie de façon continue même si elle est petite ». Il compléta son propos en déclarant au sujet des œuvres surérogatoires : « Œuvrez dans la limite de votre capacité »[3].
Ce hadith nous enseigne que dans notre noble religion l’essentiel n’est pas d’accomplir ponctuellement de bonnes œuvres pour les délaisser ensuite mais au contraire il s’agit d’être constant, même si les bonnes œuvres que nous accomplissons sont d’une grande simplicité. Ce qui importe dans les actes d’adoration, c’est la constance. Pour l’atteindre, il faut s’assurer que notre pratique soit en adéquation avec notre nature humaine et que nous puissions la supporter. La constance dans l’adoration rapproche le croyant de Dieu et lui rappelle qu’il est en permanence sous Son contrôle. Le musulman rigoureux dans l’accomplissement des prescriptions divines donnera à sa vie plus de sens. La sensibilité du croyant quant au licite et à l’illicite en sera par ailleurs renforcée, et ce dernier pourra atteindre l’ihsan, la perfection, dans ses adorations et ainsi obtenir la satisfaction d’Allah. Les œuvres accomplies avec constance aussi petites soient-elles sont ainsi celles qui concentrent le plus de baraka.

En raison de sa nature, il est inévitable que l’être humain tombe dans la lassitude lorsqu’il accomplit quelque chose sans interruption. Cette lassitude ne peut être surmontée qu’en effectuant nos œuvres à intervalles réguliers. Il s’agit ainsi de l’une des sagesses des cinq prières quotidiennes qui s’effectuent à intervalles réguliers.

Chers croyants !

La mère des croyants ‘Aisha (ra), lorsqu’elle explique la façon dont le Prophète (sas), notre exemple jusqu’à la fin des temps, accomplissait ses œuvres dit : « Les œuvres du messager d’Allah était telle une pluie légère et régulière ».[4] Cela nous montre la constance avec laquelle notre Prophète (sas) œuvrait. Ce dernier n’abandonnait jamais une bonne œuvre après l’avoir commencé. Il ne faut pas oublier que ce qui perce la roche ce n’est pas la force de la goutte mais bien sa constance. La constance dans notre adoration contribuera à augmenter notre conscience et à renforcer notre volonté. Que notre seigneur nous range parmi ceux qui sont constants dans leur pratique religieuse et qui agrémentent leur vie de bonnes œuvres. Amin !

[1] Sourate Az-Zariyat(Ceux Qui Eparpillent), 51 :56

[2] Sourate Al-Hijr, 15 :99

[3] Buhârî, Rikâk, 18, H.No: 5984

[4] Buhârî, Savm, 64; Müslim, Müsâfirîn, 217

Sermon-La constance dans l’adoration